Les angles incontournables lorsqu’on est photographe culinaire (et quand les utiliser)

En photographie culinaire, l’angle de prise de vue change complètement la perception d’un plat.
Un même dessert peut paraître généreux, graphique, réconfortant ou ultra-détaillé… simplement selon l’angle choisi.

En tant que photographe culinaire, il y a 5 angles incontournables que j’utilise régulièrement selon le message à faire passer et le support de diffusion.
Voici comment les comprendre — et surtout quand les utiliser.

1. La photo du dessus (flat lay)

Angle à 90°, directement au-dessus du plat

C’est l’un des angles les plus connus en photographie culinaire, notamment sur Instagram.

Pourquoi l’utiliser ?

  • Il met en valeur la composition globale

  • Il est parfait pour les plats graphiques ou très structurés

  • Il permet de raconter une histoire avec plusieurs éléments (ingrédients, couverts, textures)

Idéal pour :

  • Bowls, assiettes composées, pizzas

  • Tables dressées

  • Recettes pas à pas

  • Contenus éditoriaux et réseaux sociaux

👉 Attention : cet angle fonctionne surtout si le dressage est très soigné. Le moindre déséquilibre se voit immédiatement.

2. L’angle de 3/4 (le plus polyvalent)

Légèrement au-dessus du plat, avec de la profondeur

C’est l’angle star en photographie culinaire professionnelle.
Pourquoi ? Parce qu’il se rapproche de la façon dont on voit un plat quand on est assis à table.

Pourquoi l’utiliser ?

  • Il donne du volume

  • Il met en valeur les hauteurs, les textures et les sauces

  • Il est très naturel et gourmand

Idéal pour :

  • Plats chauds

  • Burgers, pâtisseries, desserts

  • Photos de menus

  • Sites web et supports commerciaux

👉 Si tu ne devais en choisir qu’un, ce serait souvent celui-ci.

3. La photo de face

À hauteur du plat

Cet angle est parfait pour renforcer la sensation de générosité et l’impact visuel.

Pourquoi l’utiliser ?

  • Il accentue les couches, les garnitures et les détails en façade

  • Il rend le plat très “présent”, presque tangible

  • Il fonctionne très bien pour les plats réconfortants

Idéal pour :

  • Burgers, sandwiches, gâteaux à étages

  • Verrines

  • Produits empilés

  • Photos publicitaires

👉 À utiliser avec une lumière bien maîtrisée : à cet angle, la gestion des ombres est essentielle.

4. L’angle au-dessus de l’épaule (point de vue client)

Comme si on regardait le plat juste avant de le déguster

C’est un angle très narratif, souvent utilisé pour créer de l’émotion et de la projection.

Pourquoi l’utiliser ?

  • Il plonge le spectateur dans la scène

  • Il donne une sensation de moment vécu

  • Il humanise la photo

Idéal pour :

  • Restaurants

  • Scènes de service

  • Contenus lifestyle

  • Réseaux sociaux

👉 C’est un excellent angle pour montrer l’expérience, pas seulement le plat.

5. La macro (gros plan)

Très rapproché, sur un détail précis

La macro permet de révéler ce que l’œil ne voit pas toujours au premier regard.

Pourquoi l’utiliser ?

  • Elle met en avant les textures, la fraîcheur, la qualité des ingrédients

  • Elle attire immédiatement l’attention

  • Elle crée des images très sensorielles

Idéal pour :

  • Chocolat, pâtisserie, toppings

  • Produits premium

  • Détails d’ingrédients

  • Contenus publicitaires et branding

👉 À utiliser en complément : une macro seule ne raconte pas toute l’histoire, mais elle sublime le produit.

en Conclusion

Il n’existe pas un seul bon angle en photographie culinaire.
Le bon choix dépend toujours :

  • du plat

  • du message à faire passer

  • du support de diffusion

  • et de l’univers de la marque ou du restaurant

C’est pour ça qu’un shooting efficace mélange souvent plusieurs angles, pour créer une galerie cohérente, variée et impactante.

Si tu veux aller plus loin ou discuter de la meilleure façon de mettre en valeur tes plats ou produits, je serai ravi d’en parler avec toi.

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